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Une relance de l’énergie nucléaire dans le monde n’est-elle pas compromise par le manque de ressources en combustible?
L’uranium, sur lequel repose le combustible nucléaire du parc des centrales existant, présente deux avantages décisifs:
1. sa densité énergétique: 1 tonne d’uranium enrichi permet de produire autant d’électricité
que 1 à 2 millions de tonnes de pétrole ou de charbon;
2. la faible incidence du combustible sur le coût de production du kilowattheure nucléaire.
Les gisements d’uranium actuellement exploitables à des prix de l’ordre de 100 dollars par kilo représentent 70 années de consommation au rythme actuel. Il s’agit essentiellement de gisements de minerai et de sous-produits du phosphate.
Face à la hausse prévisible de la demande, les investissements dans l’exploration de nouveaux gisements ont fortement augmenté dans le monde au cours des dernières années. Les progrès techniques en matière d’extraction permettent de valoriser des gisements jusqu’ici non économiques. En cas de développement de ces nouvelles ressources potentielles, la durée des réserves pourra être portée à plusieurs centaines d’années de production d’électricité.
A quoi s’ajoutent les réserves «maritimes». Des milliards de tonnes d’uranium sont dissoutes dans l’eau de mer. En cas de hausse sensible des prix du combustible, l’extraction de ce potentiel deviendra rentable et assurera des milliers d’années de réserves. Enfin, si d’autres technologies de réacteurs, tels les surgénérateurs sur lesquels travaillent notamment les Russes, les Français et les Américains, devaient s’imposer dans les décennies à venir, il sera alors possible de multiplier les capacités de production nucléaire pour des durées illimitées.
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