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« J’ai entendu à la radio une militante écologiste annoncer que les taux de leucémie augmentaient autour des centrales nucléaires. Cette affirmation est-elle correcte?», nous demande un lecteur de Morges.
C’est l’un des arguments émotionnels les plus fréquemment utilisés par les organisations antinucléaires. C’est surtout un bel exemple de manipulation des chiffres. En moyenne, on enregistre en Europe chaque année 5 nouveaux cas de leucémies infantiles dans une population de 100'000 habitants. Il suffit d’un seul cas de plus, une année donnée, dans le voisinage d’une centrale pour pouvoir annoncer «une hausse de 20% des cas de leucémies autour d’une centrale nucléaire». Et si la population riveraine ne compte que 50'000 habitants, ce seul cas supplémentaire porte le taux d’augmentation à 40%, voire à 100% si l’on prend en considération une population témoin de 10'000 habitants. Comme il y a 443 centrales nucléaires en activité dans le monde, on observe forcément, une année ou l’autre, des fluctuations des taux de maladies à hauteur de un ou deux cas qui permettent de lancer des campagnes de rumeurs. Etant bien entendu que de telles fluctuations se produisent également dans les régions sans site nucléaire. Une dizaine de pays ont réalisé des études épidémiologiques sur l’impact sanitaire des installations nucléaires. Aucune étude officielle n’a confirmé l’existence d’un risque plus élevé de cancers clairement imputables à la radioactivité à proximité des centrales nucléaires.
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