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Centrales à gaz fortement contestées

nous demande un lecteur du Chablais.

La Suisse est un pays industriel dont l’essor repose sur un approvisionnement en électricité planifiable, régulier et stable, qui ne soit pas à la merci des taux d’ensoleillement et de la vitesse des vents. C’est dire l’importance d’une production en ruban, jour et nuit, qui suppose le renouvellement et l’extension du parc nucléaire existant. Mais la relance de l’atome, à cause des multiples procédures administratives, prendra du temps. Or la pénurie se dessine dès ces prochaines années, avec l’échéance des contrats d’approvisionnement français et le vieillissement des plus anciens réacteurs.

Dans l’intervalle, le gaz naturel est en mesure d’apporter une contribution irremplaçable à la sécurité d’approvisionnement. Il y a, bien entendu, la question du gaz carbonique. La Suisse est le pays le plus propre d’Europe en matière de CO2 dans la production d’électricité (0,8 million de tonnes de CO2 par an, soit 12 grammes par kWh) grâce à son tandem hydraulique et nucléaire. Or même avec trois grandes centrales à gaz de type Chavalon, les émissions résultant de la production d’électricité ne dépasseront pas 48 grammes de CO2 par kilowattheure de courant produit.

C’est sept fois moins que la moyenne européenne (350 grammes/kWh), voire dix fois moins qu’en Allemagne ou en Italie (500 grammes/kWh). Autrement dit, même avec une production gazière mesurée, la Suisse conservera une position enviable en termes de protection de l’environnement.

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