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«Pourquoi, au lieu de relancer la controverse en projetant de nouvelles centrales nucléaires, la Suisse ne pourrait-elle pas assurer son approvisionnement futur en continuer d’importer l’électricité manquante?» nous demande un membre de notre association.
La Suisse couvre aujourd’hui de justesse ses besoins grâce à des droits de tirage sur des centrales nucléaires françaises. Ces droits arriveront à échéance à partir de 2012. Ils auront peu de chance d’être renouvelés à cause des nouvelles règles de concurrence de l’Union européenne, qui exigent la mise aux enchères de toute exportation de courant.
Les échanges d’électricité entre pays européens sont rendus difficiles par des goulets d'étranglement sur les réseaux de transport. Le réseau européen manque de lignes sur grandes distances. Moins de 5% de l’énergie produite en Europe traversent les frontières.
Certains milieux ont sur cette question une attitude totalement incohérente: ils proposent d’une part que la Suisse remplace ses centrales nucléaires par des éoliennes implantées en mer du Nord, tout en s’opposant systématiquement à de nouveaux projets de lignes de transport.
Nos voisins européens commencent eux aussi à manquer de courant. Dès qu’il fait très chaud ou très froid, même la France, grande pourvoyeuse de kilowattheures sur le marché européen, doit remettre en marche de vieilles centrales à mazout ou à charbon pour pouvoir honorer ses contrats étrangers.
Conclusion: c'est bien en Suisse qu'il faudra construire de nouvelles unités de production.
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