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nous demande ce lecteur valaisan qui a souvent le loisir d’admirer les plus grandes éoliennes de Suisse, situées dans la basse plaine du Rhône.
Avec son rotor à trois pales de 71 mètres de diamètre qui balaient une surface de près de 4000 mètres carrés, l'éolienne de Collonges, en Valais, présente une puissance maximale de 2 mégawatts-crête (2000 kWc). En 2008, elle a produit 4,8 millions de kilowattheures. Sa sœur jumelle de Mont-d’Ottan, à Martigny, inaugurée l’an dernier, au diamètre un peu plus grand, a fourni 2,8 millions de kWh au cours de ses sept premiers mois d’activité.
La puissance instantanée fournie par ces ouvrages dépend de la vitesse du vent. Ainsi, la production d'énergie commence à partir de 2,5 mètres/seconde (9 km/h), avec une puissance de l’ordre de 10 kilowatts, soit 0,5% de la valeur nominale de 2 MWc. La puissance nominale est atteinte à partir d’une vitesse de vent de 12 mètres/seconde (43 km/h), et jusqu’à 30 mètres/seconde (108 km/h). L’installation est arrêtée quand le vent souffle à plus de 30 mètres/seconde pour des raisons de sécurité.
Du fait de l’irrégularité des vents, une éolienne, quelle que soit sa puissance, ne peut alimenter à elle seule une communauté isolée. En revanche, intégrée dans un réseau de production diversifiée, comprenant par exemple des centrales hydrauliques ou thermiques, elle apporte une contribution bienvenue dans la mesure où elle ne provoque aucune pollution. Elle exerce en revanche une emprise sur le paysage qui pourrait entraver le développement de cette source d’énergie à grande échelle dans notre pays.
La production électrique de l’installation de Collonges correspond aux besoins d’un peu plus de 1000 ménages. Plus de 300 éoliennes de ce type seraient nécessaires pour couvrir une seule hausse annuelle moyenne de 2% de la consommation suisse. Mais il faudrait disposer le cas échéant d’une capacité équivalente en ouvrages hydrauliques, fossiles ou autres pour assurer les approvisionnements quand le vent cesse de souffler (voir aussi rhoneole.ch)
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