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Oui, c’est parfaitement possible, tout en assurant la sécurité de l’homme et de l’environnement. Cette mise en sécurité des déchets comprend trois étapes:
1. On isole les déchets radioactifs de la biosphère à la source
2. On les surveille activement, après les avoir conditionnés et emballés hermétiquement
3. On libère l’homme de la surveillance active en enterrant les déchets à grande profondeur.
Les points 1 et 2 sont réalisés quotidiennement depuis près de 40 ans par les exploitants de centrales, avec une efficacité constamment vérifiée. Il n’y a eu aucun cas d’irradiation dangereuse lié à l’utilisation de l’énergie nucléaire au cours de cette période. Ces deux premières étapes garantissent à elles seules que la radioactivité des déchets ne peut affecter ni l’homme ni l’environnement.
La 3e étape sera effective dès la construction de dépôts finaux dans des couches géologiques stables et profondes. En 2006, le Conseil fédéral a reconnu officiellement la faisabilité technique de l’enfouissement géologique. Ces dépôts seront conçus de manière à ce que même si les déchets devaient remonter à la surface, ce retour serait plus lent que la décroissance de la radioactivité. Autrement dit, une fois à ciel ouvert, le rayonnement subsistant ne présenterait pas le moindre risque. Compte tenu des faibles quantités produites et du temps nécessaire au refroidissement des déchets de haute activité, les dépôts devront être disponibles vers 2030-2040.
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