«La pile à combustible traditionnelle possède une cathode contenant des nanoparticules de platine», souligne le professeur Maria Forsythe, de l’Australian Centre of Excellence for Electromaterials qui a contribué au développement de la nouvelle cathode. «Il faut compter entre 3500 à 4000 dollars de platine par véhicule, un coût qui porte atteinte à la compétitivité de ce type de traction», explique-t-il. Autre problème: les nanoparticules peuvent perdre en efficacité par agglutination ou par les effets du monoxyde de carbone.
Le nouveau polymère en plastique australien est conducteur de courant. Selon Mme Forsythe, le matériel cathodique pourrait coûter seulement quelques centaines de dollars, tout en produisant la même quantité de courant par unité de surface que la cathode en platine. La nouvelle cathode est également beaucoup plus stable que le platine et reste «immunisée» contre le monoxyde de carbone.
En conditions de laboratoire, elle a fonctionné pendant 1500 heures en continu. Les chercheurs vont développer une pile en trois dimensions afin de maximiser la surface disponible pour générer du courant. Enfin, la cathode pourrait être utilisée dans des batteries zinc-air, elles aussi en cours de développement.

Propriété de BMW Group et célèbre pour ses automobiles de luxe et ses moteurs d'avions, Rolls Royce confirme son intention de se relancer sur le marché du nucléaire civil.
Le groupe est en train de créer une nouvelle division pour saisir l'opportunité de croissance que présente le marché mondial du nucléaire dans les 15 années à venir. Avec près de 2000 spécialistes au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis, Rolls-Royce possède à ce jour le plus grand vivier de compétences nucléaires parmi les compagnies installées sur le territoire britannique.
«Depuis plus de 50 ans, Rolls-Royce a été impliqué dans l'industrie nucléaire au Royaume-Uni. Notre expérience s'applique à toutes les phases de développement et de construction des nouveaux programmes prévus dans le pays et dans le monde», souligne le directeur général de l’entreprise, John Rose.
Selon lui, le marché mondial du nucléaire mondial sera valorisé à 60 milliards d'euros par an d’ici à 2030, dont 16 milliards à destination des installations existantes, 25 milliards pour de nouvelles constructions et 21 milliards affectés au développement des diverses filières de la future génération de réacteurs.

Contrairement aux idées reçues, les nouvelles centrales électriques au charbon chinoises figurent souvent à la pointe de la technologie. Les problèmes environnementaux proviennent de la mauvaise qualité du combustible utilisé.
Chaque semaine, la Chine raccorde au réseau trois à quatre nouvelles installations au charbon d'une puissance de 500 mégawatts. Souhaitant évaluer leur impact sur l’environnement et jugeant les statistiques officielles peu fiables, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont eu directement accès à 85 centrales à travers quatorze provinces chinoises. Résultat: le professeur de sciences politiques Edward S. Steinfeld affirme que les Chinois «n'achètent pas de la camelote». Les nouveaux ouvrages mis en service utilisent des technologies de pointe. Les chercheurs du MIT ne mettent donc pas en cause la volonté du pays d’utiliser des systèmes plus propres.
En revanche, on pèche dans le suivi du fonctionnement des ouvrages, dont les exploitants subissent la pression du marché et achètent la matière première au meilleur prix possible. Souvent, du charbon de qualité médiocre, qui rejette de grandes quantités de soufre, peut être produit sur place, alors que l'anthracite, moins polluant, présent essentiellement dans le nord-ouest du pays, doit être transporté sur de longues distances pour alimenter les autres provinces
Adressez vos questions et commentaires à info@frenergie.ch
Rédaction: Jean-Pierre Bommer, Christophe de Reyff
Sources: Science, OCDE, Enerzine, FRE, Focus