Rechercher:

Doris Leuthard a présenté sa vision de la nouvelle politique énergétique suisse mi-avril. Elle ne fait pas l’unanimité. Et de très loin. Petit résumé en quelques questions.

Le rôle de la Fédération Romande pour l’Energie, c’est d’abord de poser des questions, de se poser des questions. Ça tombe bien car la présentation par Doris Leuthard de la nouvelle politique énergétique 2050, mi-avril, à Berne, suscite pas mal de remarques de tous les milieux, de tous les bords.

  1. Selon la conseillère fédérale, à partir de 2020, la consommation d’électricité devrait se stabiliser en Suisse, puis baisser ensuite. C’est hautement improbable. Les patrons d’Axpo et de BKW l’ont dit et répété. Il n’y a aucune raison que la consommation d’électricité baisse à partir de 2020. C’est plutôt le contraire qui risque de se produire à cause de l’augmentation de la population notamment.
  2. Doris Leuthard mise beaucoup sur les énergies renouvelables et l’hydraulique en particulier. Or, de nombreux problèmes se posent. D’abord la Suisse a déjà fait beaucoup et il ne reste plus énormément de possibilités pour augmenter la production d’électricité d’origine hydraulique. Ensuite, grâce à des nouvelles lois plus strictes, le débit résiduel des rivières devra être augmenté et donc diminué le rendement des barrages. Plus d’eau pour les poissons, moins d’eau pour l’électricité. Et enfin, cerise sur le gâteau. Plusieurs organisations écologiques ont annoncé leur intention de déposer une initiative fédérale contre l’hydraulique en Suisse. Comprenne qui pourra.
  3. Si les citoyens suisses ne baissent pas leur consommation et si la stratégie hydraulique du Conseil Fédéral ne fonctionne pas, alors, il faudra envisager la construction d’une centrale combinée à gaz au moins promet notre ministre de l’Energie. Certains parlent plutôt de 4 ou 5 centrales en Suisse. Là-aussi, trois écueils surgissent : le fort rejet de CO2 dégagé par ce type de centrale, l’approvisionnement aléatoire en gaz et enfin et surtout la rentabilité de ce type de centrales qui ferment les unes après les autres partout en Europe. Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’y revenir dans notre prochaine Newsletter.
  4. En résumé, le plan proposé pour la sortie du nucléaire n’est pas réaliste. Tout le monde reste sur sa faim. Plusieurs médias suisses-alémaniques (le Tages Anzeiger par exemple que l’on ne peut pas accuser de rouler pour le lobby nucléaire) parlent d’une politique du « Prinzip Hoffnung ». On n’abandonne pas si facilement les 40% d’électricité suisse produite à l’aide du nucléaire. Les principes, les espérances et les sourires ne suffiront pas. Sauf à dire que nous serions d’accord de remplacer cette énergie par des importations massives d’électricité produite par du charbon et du nucléaire chez nos voisins.
    Lire la suite

Dernière mise à jour: le 10 mai 2012

Fukushima:

Le pire évité


La fin du nucléaire allemand:

Des conséquences dramatiques pour l'Europe


Pas de répit sur le front du CO2

Les émissions vont augmenter de 34% d'ici à 2035!


Que s'était-il
passé
à Tchernobyl
il y a 25 ans?

Un soir d'avril 1986 en Ukraine.


Fusion thermonucléaire:
la promesse de l'énergie des étoiles



Notre bulletin d'actualité énergétique


Le Conseil scientifique de la FRE vous répond

Les publications de la FRE

Web-design:
Tristan Boy de la Tour





Le projet Mont Terri pour la caractérisation hydro-géologique, géochimique et géotechnique d'une formation argileuse

Déchets radioactifs sous contrôle

Le Conseil fédéral a reconnu la faisabilité du stockage final des déchets radioactifs.


Electricité suisse: bientôt la pénurie

Comment la Suisse, qui avait pendant près d’un siècle su parfaitement planifier et aménager ses capacités de production électrique, se retrouve-t-elle aujourd’hui en situation de pénurie annoncée?


Photo Swissolar

Bonne année 2010 pour l’énergie solaire en Suisse: les ventes de capteurs ont continué d'augmenter à un rythme élevé. La part de production d’électricité solaire dans notre pays reste toutefois infime, avec moins de 1 pour mille de la consommation finale. Pourquoi?